« Une arrivée massive d’aide pose de lourds problèmes que la plupart des pays n’arrivent pas à gérer »
L'Economie politique n° 028 - octobre 2005
entretien avec Jean-Michel Severino Le directeur général de l’Agence française de développement prend position sur les principes fondamentaux de l’aide : défense de la conditionnalité et de l’aide bilatérale, refus de la sélectivité, prudence sur les annulations de dette, nécessaire modestie des acteurs de l’aide, etc. Un tour d’horizon sans langue de bois.
Un consensus international a émergé sur la nécessité d'un effort substantiel d'augmentation des budgets d'aide publique au développement. On parle généralement de 50 milliards de dollars, équivalant environ aux trois quarts de l'aide actuelle. Ce montant vous paraît-il adéquat? Jean-Michel Severino: J'ai envie de dire: 50milliards, pourquoi pas? Il y a en fait une gamme d'estimations extrêmement variée qui va de la nécessité d'une aide publique au développement (APD) de 100 milliards à 200 milliards, voire 300 milliards de dollars.
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