"Choisir dès aujourd'hui le modèle pour demain"
Entretien avec Michel Colombier, économiste. Directeur scientifique de l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)
Propos recueillis par Yann Mens
Alternatives Internationales n° 041 - décembre 2008
Les pays développés devront à la fois atteindre leurs objectifs et aider à la transition énergétique des émergents, grâce à des accords sectoriels.
Dans le cadre du protocole de Kyoto, les pays émergents n'ont pas eu à souscrire d'engagement de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Alors que les Etats négocient les dispositions qui prendront la suite du protocole, la planète peut-elle se passer de tels engagements chiffrés de la part de ces pays dont les émissions augmentent rapidement? Sur un plan strictement arithmétique et à court terme, oui. A Kyoto, la plupart des pays développés, dits "de l'annexe 1", ont souscrit des engagements chiffrés de réduction de leurs émissions (-5,2% d'ici 2012 par rapport au niveau de 1990). L'Europe est en passe de les atteindre; le Japon ou le Canada, avec difficulté. Quant aux Etats-Unis, qui, eux, n'ont pas ratifié le protocole, leurs émissions ont largement augmenté.
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