" Une loi permettrait d'abolir la violence d'Etat "
Entretien avec Alice Nkom, avocate. Présidente-fondatrice de l'Association pour la défense des droits des homosexuel(le)s (Adefho) au Cameroun
Propos recueillis par Sophie Blitman
Alternatives Internationales n° 053 - décembre 2011
Des journaux qui les dénoncent, un Etat qui souhaite les pénaliser davantage, une police qui les réprime… Pour les défenseurs des homosexuels camerounais, le respect du domicile privé au nom de l'égalité serait une première victoire.
Les homosexuels au Cameroun ont-ils toujours été la cible de violences, comme c'est le cas aujourd'hui ? Alice Nkom. Non, ces violences sont relativement récentes. Elles se sont multipliées depuis 2006, en particulier depuis que des listes ont été publiées dans les journaux, dénonçant nommément des personnes homosexuelles ou supposés telles, et parmi elles des hommes politiques. Auparavant, on n'entendait pas parler de persécution. Aujourd'hui, des guets-apens sont organisés contre des homosexuels présumés, des agressions ont lieu. Si bien que certains gays sont parfois obligés de quitter leur quartier.
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