Commentaire:
Le terme option implique que son détenteur n'est pas obligé d'acheter ou de vendre, mais qu'il en a la possibilité, moyennant un prix convenu. Cette technique est donc une façon, comme le marché à termeauquel elle s'apparente, de réduire un risque: si j'ai une option d'achat sur une action donnée, je ne la mettrai en oeuvre que si le cours de cette action dépasse le cours auquel j'ai conclu l'option d'achat, majoré du coût de cette option. Grâce à l'option, je peux gagner, mais je suis assuré de ne pas perdre, puisque je n'utilise mon droit que si je le veux bien, c'est-à-dire si les variations de cours rendent cette utilisation rémunératrice. En revanche, le vendeur d'option prend tout le risque sur lui: il se fait donc rémunérer pour cela, et le prix de l'option est d'autant plus élevé que le risque de perdre est, pour lui, plus élevé. Le mécanisme des options revient, en fait, à se débarrasser d'un risque de variation de cours sur un opérateur qui se fait payer pour cela: on transforme un risque potentiel en un coût certain. Ou, ce qui revient au même, on supporte un coût déterminé pour bénéficier d'une opportunité éventuelle. Dans les deux cas, l'option permet d'objectiver un risque et de le faire assumer par un spécialiste (qui est, de fait, un spéculateur, c'est-à-dire quelqu'un qui prend un risque en espérant gagner).
L'option d'achat est appelée call, l'option de vente est appelée put. Il n'existe d'options que sur un nombre limité de titres (actions, devises, contrats à terme de marchandises, etc.) et ces options font l'objet de cotations sur des marchés spécialisés, comme le Marché des options négociables de Paris(Monep), par exemple. Les stock-options sont, littéralement, des options sur actions: droits d'achat d'une certaine quantité d'actions à un cours déterminé, droit qui peut être exercé (concrétisé) à une période également déterminée.