Ahésion de la Croatie : ipunité pour les criminels de guerre ?
Alternatives Internationales n° 029 - novembre 2005
La procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, Carla del Ponte,
a bouleversé l'opinion publique croate en reprochant à l'Eglise catholique d'entraver la recherche du général Ante Gotovina, accusé de crimes de guerre. D'après del Ponte, Ante Gotovina se cacherait dans un des couvents franciscains du pays et ni l'Eglise croate ni le Vatican ne seraient prêts à intervenir. Si ces accusations, réfutées aussitôt par l'Eglise, ont insupporté les milieux nationalistes croates, les commentateurs modérés y voient surtout un signe de faiblesse de la part de la procureure. Pour l'ancien dissident politique Ivan Zvonimir Cicak, écrivant dans le journal Jutarnji List, l'ouverture annoncée des négociations avec l'UE, imposée par l'Autriche en échange de son accord sur le dossier turc, prive del Ponte de son principal outil de pression sur Zagreb. D'où le besoin de réveiller l'intérêt de la communauté internationale avec des propos "forts" relayés par les médias.
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