Banques: sacrés bonus
Alternatives Economiques n° 277 - février 2009
En contrepartie de la nouvelle aide qui doit leur être accordée, le président de la République a exigé que les dirigeants des banques françaises renoncent à leur sacro-saint bonus, cette part variable de leur salaire qui leur permet de doubler ou tripler la part fixe. La distribution de ces bonus concerne surtout BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole. Ces banques n'auraient pas pu dégager de profits en 2008 sans l'apport de capitaux par l'Etat à l'automne. Sans que celui-ci ne leur demande à ce moment-là de réelles contreparties, contrairement à ce qui s'était produit au Royaume-Uni.
Les dirigeants de BNP Paribas ont annoncé les premiers qu'ils renonçaient à leurs bonus. Les patrons des deux autres banques ont d'abord refusé avant de se soumettre à leur tour à cette exigence. Il faut dire que les banques n'ont plus guère le choix: la poursuite de la dégradation de leur bilan les oblige soit à accepter le recours aux apports de l'Etat pour se recapitaliser, soit à disparaître.
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