Birmanie : les grandes puissances ne trouvent pas prise
Eric d'Anglin
Alternatives Internationales n° 038 - mars 2008
Les Occidentaux ne s'entendent pas sur la manière d'infléchir la politique des généraux birmans, qui comptent sur la passivité de leurs voisins asiatiques.
En pleine répression des manifestations par la junte birmane à l'automne dernier, les dirigeants occidentaux se sont déclarés prêts à déclencher de nouvelles sanctions contre le régime de Rangoun. Rencontrant le 26 septembre le chef du gouvernement en exil formé par la Coalition nationale de l'Union de la Birmanie (opposition), Nicolas Sarkozy demandait que des mesures soient prises "sans tarder" et appelait les entreprises françaises, Total notamment, à cesser tout nouvel investissement sur place. Une revendication répétée depuis des années par nombre d'ONG, dont les Amis de la Terre qui, le 11 octobre dernier, faisaient paraître dans Libération une tribune intitulée: "Birmanie: des sanctions, vite!
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