Bulgarie : le retour du refoulé
Dostena Lavergne, Doctorante à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.
Alternatives Internationales n° 036 - septembre 2007
Au moment où elle réalise son rêve européen, la Bulgarie vote massivement pour la droite populiste, dont le terreau est la peur de l'Union. Une situation liée au refus d'un débat démocratique sur le processus d'adhésion.
En mai dernier, cinq mois après avoir célébré l'adhésion à l'Union, les élites politiques bulgares ont subi un échec cuisant: libérales et proeuropéennes, elles se sont vu devancées par les populistes et les eurosceptiques lors des premières élections européennes tenues dans le pays. Leur principal représentant, l'Union des forces démocratiques, n'a pu envoyer aucun député au Parlement de Strasbourg. Et la déception a été aussi palpable chez les autres acteurs de la scène politique: les socialistes et le parti centriste de l'ex-roi Siméon, élu Premier ministre en 2005. Les électeurs leur ont préféré le mouvement populiste Ataka et le GERB, la nouvelle voix de la droite populiste emmenée par le maire de Sofia, Boïko Borisov.
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