Chantiers d'insertion: la cinquième roue du carrosse
Camille Dorival
Alternatives Economiques n° 290 - avril 2010
Etre un espace d'expérimentation permanente, telle est l'ambition de l'Association nationale des acteurs du Chantier école, qui regroupe 520 adhérents, essentiellement des ateliers et chantiers d'insertion. Ces structures embauchent des demandeurs d'emploi en difficulté pour une durée maximale de deux ans. Ils sont employés dans des activités qui peuvent aller de l'entretien d'espaces verts aux métiers du bâtiment, en passant par la couture. Pendant ces deux ans, la personne (ré)apprend un métier par la mise en situation de travail, complétée par de la formation. Elle est également accompagnée par un chargé d'insertion pour résoudre ses difficultés d'ordre social (logement, santé, mobilité…) et effectuer des démarches de recherche d'emploi. Le but est qu'elle retrouve à terme un poste sur le marché du travail "normal".
Ce travail est plus que jamais indispensable dans un contexte de crise et pourtant, "nous sommes toujours considérés comme la cinquième roue du carrosse", déplorait David Horiot, administrateur de Chantier école, lors de leurs rencontres nationales des 4 et 5 mars derniers. Au nom de la mission d'intérêt général qu'ils remplissent, les chantiers d'insertion demandent des financements publics plus pérennes et plus stables, qui prennent en compte l'ensemble des coûts qui leur incombent.
Camille Dorival
Alternatives Economiques n° 290 - avril 2010
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