Compagnies aériennes : annus horribilis
Alternatives Economiques n° 292 - juin 2010
Après Air France-KLM, c'était au tour de British Airways d'annoncer fin mai des pertes historiques : 1,55 milliard d'euros de pertes pour la compagnie franco-néerlandaise et 610 millions d'euros pour la Britannique. Pour les deux compagnies, l'exercice 2009-2010 a été une « annus horribilis », pour reprendre les termes du directeur général d'Air France. Elles ont dû faire face au ralentissement du trafic aérien causé par la crise, mais aussi plus récemment au nuage de cendres du volcan islandais, qui aurait coûté 260 millions d'euros de chiffre d'affaires à Air France. British Airways a dû en outre digérer une grève de ses personnels et des tempêtes de neige qui ont paralysé le trafic cet hiver. Rien d'étonnant à une telle déconfiture : dans l'aérien, les coûts fixes sont tellement importants que la moindre chute d'activité entraîne des pertes très élevées. Même si elles continuent à gagner du terrain face aux compagnies traditionnelles sur les vols moyen courrier, les compagnies low cost n'ont pas non plus évité les pertes.
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