Crise de 1929: les banques faisaient des profits
Alternatives Economiques n° 281 - juin 2009
Si environ un tiers des établissements bancaires américains ont disparu entre 1930 et 1933, les profits des survivants, eux, ne se sont pas effondrés. Ils sont restés constants entre environ 0,6% et 1% du produit intérieur brut (PIB) entre 1929 et 1940. Comment expliquer cette situation?
Selon Daniel Gros (1), en période de stress, les banques sont capables de reconstituer leurs marges de crédits et d'y gagner de quoi aider à éponger la dépréciation de leurs actifs. Ainsi, aujourd'hui, selon la Banque centrale européenne (BCE), les établissements de la zone euro prêtent aux entreprises à des taux de l'ordre de 4,8% alors qu'ils se financent à environ 2%.
Là où les investissements hasardeux sur les marchés plombent les comptes, l'activité traditionnelle des banques reste une source de revenus. Aujourd'hui comme dans les années 1930.
(1) "Banking during the Great Depression: the Good News", 1er mai 2009, en ligne sur www.voxeu.org
Alternatives Economiques n° 281 - juin 2009
Notes
(1) "Banking during the Great Depression: the Good News", 1er mai 2009, en ligne sur www.voxeu.org
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