Crise immobilière: les collectivités à sec
Alternatives Economiques n° 277 - février 2009
La chute des prix de l'immobilier s'accélère. Selon la Fnaim, le prix moyen des logements anciens a reculé de 6,5% au dernier trimestre 2008 par rapport au trimestre précédent, et de 9,9% par rapport au dernier trimestre 2007. Sur l'ensemble de l'année 2008, la baisse moyenne des prix est de 3,1%, tandis que le nombre de transactions a reculé de 15%. Le recul des ventes affecte directement les finances des départements, et dans une moindre mesure celles des communes. Ils perçoivent en effet des droits de mutation sur chaque vente d'un bien immobilier. Ces droits s'élèvent à 3,6% pour les départements et à 1,2% pour les communes. Cette recette, estimée à plus de 7 milliards d'euros dans les budgets départementaux 2008, représente environ le sixième de leurs recettes de fonctionnement. Elle a déjà baissé de 8% à 10% en 2008, selon les estimations de Dexia, après des hausses annuelles de plus de 10% entre 2004 et 2006. Un coup dur pour les départements, au moment même où leurs dépenses d'aide sociale, leur principal poste budgétaire, explosent avec la crise, et où les collectivités sont appelées à investir massivement dans le cadre du plan de relance.
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