Déclaration de Paris de 2005: l'aide liée ou le retour à l'envoyeur
Bodo Ellmers, Eurodad (Réseau européen sur la dette et le développement)
Alternatives Internationales n° 047 - juin 2010
Par souci d'efficacité immédiate ou de promotion d'intérêts commerciaux, mais toujours au détriment du développement à long terme, les pays donateurs ont plusieurs manières d'imposer qu'un projet soit réalisé par une de leurs entreprises.
Le Comité d'aide au développement (CAD), club des pays donateurs au sein de l'Organisation de coopération et de développement économiques, a déboursé 119,6 milliards de dollars en 2009. Officiellement, car des artifices sont utilisés pour comptabiliser comme aide ce qui n'en est pas vraiment. Dont l'aide "liée", en bonne place. Elle consiste à imposer que la réalisation d'un projet soit exécutée par des entreprises du pays donateur. Cette pratique brouille la frontière entre aide et promotion d'intérêts commerciaux et surtout entrave le développement. Elle prive les pays du Sud de marchés, donc d'emplois, de ressources, et freine la construction du tissu économique local. Faute de mise en concurrence des prestataires via des appels d'offres internationaux, elle coûte cher.
• Je suis abonné à l'une des publications d'Alternatives Economiques
- à une autre publication, et j'ai une extension d'archives : je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.
- à une autre publication sans extension d'archives : j'achète une extension d'archives dans mon espace personnel.
Ces conditions ne sont pas applicables aux abonnés de Santé & Travail
• Je ne suis abonné à aucune des publications d'Alternatives Economiques
-
Abonnement et réabonnement
-
J'achète un numéro -
Inscription à la newsletter -
Forfait de consultation de 30 articles pendant 48H -
Mon espace personnel




















