Des règles prudentielles imparfaites
Alexis Canuet
Alternatives Economiques Poche n° 043 - avril 2010
Au plus fort de la crise, la perte de valeur de leurs actifs, qui a fait fondre leurs fonds propres, a mis les banques en grande difficulté. Au même moment, les exigences de fonds propres augmentaient du fait de la montée des risques sur les actifs des banques. Une situation inextricable sans recapitalisation publique.
Afin d'éviter qu'elles prennent des risques excessifs, les banques sont soumises à des règles dites "prudentielles". Ces règles exigent en particulier que quand elles prêtent X, les banques détiennent une proportion minimale de Y en fonds propres . En effet, si les banques ne prêtaient que l'argent des autres, on pourrait redouter qu'elles manquent davantage encore de prudence… Ce sont les accords dits "de Bâle" qui harmonisent ces montants, car c'est à Bâle, siège de la Banque des règlements internationaux (BRI), que se réunit le club des principales banques centrales. Depuis le 1er janvier 2008, les banques européennes sont soumises à la seconde version de ces accords, dits "Bâle II".
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