Ecole: la bonne excuse de la démission parentale
Alternatives Economiques n° 291 - mai 2010
Les parents des milieux défavorisés démissionnent-ils de l'éducation de leurs enfants? Un Dossier d'étude de la Caisse nationale des allocations familiales réalisé par Mathieu Ichou (1) tord le cou à ce lieu commun.
Quand on examine qui participe aux réunions ou aux rencontres avec les enseignants, les écarts entre milieux sociaux sont très faibles. Ainsi, 78% des parents des zones d'éducation prioritaire (Zep) participent aux réunions parents-enseignants, 79,3% aident aux devoirs, contre respectivement 83% et 80,8% hors des Zep. Les aspirations des familles populaires ne sont pas moins fortes, et pour les familles d'origine étrangère, elles sont même plus élevées que la moyenne. Mathieu Ichou montre que rapprocher davantage les familles de l'école n'est pas une solution miracle: cela n'aurait pas nécessairement un impact significatif sur les résultats scolaires. Pour lui, le discours sur la démission parentale "permet de dégager les professionnels de l'éducation de leurs responsabilités dans les dysfonctionnements de l'école, en particulier dans les quartiers populaires".
(1) "Rapprocher les familles populaires de l'école, analyse sociologique d'un lieu commun", Dossier d'étude n° 125, février 2010. Disponible sur www.caf.fr
Alternatives Economiques n° 291 - mai 2010
Notes
(1) "Rapprocher les familles populaires de l'école, analyse sociologique d'un lieu commun", Dossier d'étude n° 125, février 2010. Disponible sur www.caf.fr
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