Education: la priorité perdue
Louis Maurin
Alternatives Economiques n° 277 - février 2009
La scolarité ne s'allonge plus. Peut-on parler de stagnation? Pas réellement, mais l'éducation ne semble plus être la priorité des pouvoirs publics.
Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel", disent les experts boursiers pour signaler qu'un jour ou l'autre, les cours finiront par baisser. L'expression semble désormais pouvoir s'appliquer aussi au niveau de l'éducation. Le mouvement d'allongement de la scolarité observé depuis la fin du XIXe siècle est interrompu depuis pratiquement quinze ans. La proportion de bacheliers au sein de la génération a même diminué en 1996 (1) pour la première fois dans l'histoire de cet examen, si l'on exclut l'année 1969, contrecoup de la générosité avec laquelle les diplômes avaient été accordés en 1968… Et c'est en fait dès 1992 que la part des élèves de troisème admis en seconde s'est réduite. Résultat: la proportion de bacheliers par génération tourne autour de 63-65% depuis plus de dix ans.
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