L'Etat se désengage des banlieues
Franck Seuret
Alternatives Economiques n° 309 - janvier 2012
L'Etat taille dans les crédits consacrés aux quartiers en difficulté, privilégiant les dispositifs de péréquation entre communes.
L'Etat met la politique de la ville à la diète. Le projet de loi de finances 2012, qui devait être adopté fin décembre par le Parlement, prévoit une diminution de 12 % des crédits qui y sont consacrés. Depuis 2009, ils ont chuté de 30 %, passant de 794 à 548 millions d'euros (- 246 millions d'euros). Pourtant, la situation est loin de s'améliorer dans les zones urbaines sensibles : le taux de chômage (21 %) y a atteint son niveau le plus élevé depuis 2003 ; et un habitant sur trois y vit sous le seuil de pauvreté [1]. L'amputation des crédits correspond essentiellement à la diminution des exonérations de charges sociales pour les emplois en zones franches urbaines, suite à la révision de ce dispositif en 2009.
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