L'urbanisme d'après crise
L'Aube, 2010, 160 p. 16 euros
Sylvain Allemand
Alternatives Economiques n° 292 - juin 2010
En quelques années, Dubaï a accumulé les records avec le plus grand hôtel du monde, la plus grande tour, les plus grands chantiers immobiliers… Fin 2009, patatras, la société publique a l'origine de ces projets a fait faillite. Un retournement spectaculaire dans lequel l'auteur, sociologue, voit un symbole de la fin de l'"urbanisme libéral" qui a sévi depuis les années 80 et auquel on doit aussi l'opération des Docklands, à Londres, le renouveau de Barcelone, etc. Et si la crise était l'occasion de tourner la page? C'est l'hypothèse défendue par l'auteur qui annonce un "urbanisme de régulation" plus soucieux de cohésion sociale, en pensant la ville en fonction de "droits urbains": droit à l'accueil, droit à la mobilité et à l'accès, droit à la sécurité, etc. Résumé ainsi, le propos semble relever du voeu pieux. En réalité, l'auteur ne manque pas d'arguments pour convaincre que c'est possible, mais encore l'approche la plus appropriée dans un monde marqué par l'intensification des flux migratoires. Un livre à mettre assurément entre toutes les mains: d'urbanistes comme de sociologues, d'économistes… Car l'urbanisme se révèle un prisme pour aborder maints enjeux: sociaux, économiques, politiques…
L'Aube, 2010, 160 p. 16 euros
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