La Banque supérieure. La Banque de France de 1800 à 1914
Ed. Classiques Garnier, 2010, 349 p., 49 euros.
Christian Chavagneux et Yves Leclercq
Alternatives Economiques n° 294 - septembre 2010
Le propos est technique et la lecture pas toujours aisée, mais on prend un réel plaisir ici ou là à se plonger dans les débats monétaires du XIXe siècle. Surtout lorsqu'ils émettent une musique bien familière à nos oreilles. On discute en effet alors du rôle du crédit dans la spéculation, du caractère intrinsèquement instable du système financier ou des excès boursiers de la nouvelle économie de l'époque (l'investissement ferroviaire).
On est plus surpris lorsque l'auteur nous montre que les régents de la Banque de France comprennent dès 1803 l'importance du rôle de prêteur en dernier ressort de l'institution, son intervention pour sauver les établissements too bigs to fail, trop gros pour faire faillite (comme la banque Laffitte en 1831, celle d'un ancien régent…) ou bien son soutien pour aider une Société générale fragilisée en 1914. Avec, déjà, des débats sur l'aléa moral…
Ed. Classiques Garnier, 2010, 349 p., 49 euros.
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