La Guadeloupe, un an après
Philippe Frémeaux
Alternatives Economiques n° 290 - avril 2010
Depuis la grève qui a paralysé l'île quarante-quatre jours l'an passé, rien n'a été fait pour sortir la Guadeloupe du mal-développement. Embarquement pour Pointe-à-Pitre.
Le 4 mars 2009, le protocole d'accord signé par le LKP (1) et les pouvoirs publics nationaux et locaux mettait fin au spectaculaire mouvement de grève qui venait de paralyser la Guadeloupe durant quarante-quatre jours, pour protester contre la vie chère. Mais cette mobilisation exceptionnelle - près de 70 000 personnes sont descendues dans la rue jour après jour dans cette île de 405 000 habitants - avait aussi des racines plus profondes. Notamment l'aspiration à sortir de cette "économie coloniale de consommation", forme renouvelée du pacte colonial, que dénonce Elie Domota, porte-parole du LKP et secrétaire général de l'UGTG, le principal syndicat local.
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