La microfinance n'est plus une utopie Par Sylvain Allemand
Autrement (205 p., 19 euros).
Jean-Joseph Boillot
Alternatives Internationales n° 034 - mars 2007
Avec l'attribution du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunus, le fondateur au Bangladesh de la Grameen Bank, la banque des pauvres, la microfinance a encore gagné en notoriété. Pourtant, son bien-fondé reste l'objet de vifs débats : permet-elle à ses bénéficiaires de sortir de la pauvreté ? Est-elle un outil d'émancipation et d'intégration, ou un leurre néolibéral comme certains détracteurs l'affirment ? La réalité, nous montre Sylvain Allemand dans son enquête, est plus complexe. La microfinance n'est ni l'instrument révolutionnaire qu'on veut parfois en faire, ni une ultime ruse du capitalisme pour masquer ses attaques contre l'Etat-providence. C'est simplement une innovation permettant de lutter contre l'exclusion et l'assistanat en offrant aux exclus du système bancaire des opportunités pour financer une activité économique.
Autrement (205 p., 19 euros).
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