La taxation des accidentés du travail suscite un tollé

John Sutton | Santé & Travail n° 069 - janvier 2010
couverture
Souffrance au travail : reprendre la parole

Le Parlement a adopté une disposition qui soumet à l'impôt la moitié des indemnités journalières versées par l'Assurance maladie au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles (1). La mesure proposée par le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, s'appliquera dès 2011 sur les indemnités perçues en 2010. Alors qu'à l'origine l'idée était de ne taxer que les arrêts d'une durée inférieure à 29 jours, la version finale modifie le régime fiscal des indemnités journalières pour accidents du travail, de courte comme de longue durée. La mesure a suscité une protestation unanime de l'ensemble des organisations syndicales et, fait plus rare, le Medef a également pris position contre le projet, ainsi que le Conseil économique, social et environnemental, qui en a recommandé l'abandon.

Mensonges. Lors d'un meeting unitaire organisé le 1er décembre par la Fondation Copernic et rassemblant les partis de gauche, la Fnath, Association des accidentés de la vie a dénoncé "les mensonges de Jean-François Copé". "Contrairement à ce qu'il avait annoncé, il ne s'agira pas que des accidents bénins comme les entorses", a pointé son secrétaire général, Arnaud de Broca. Avant d'ajouter: "Si le gouvernement souhaite plus de justice, il lui faut expliquer clairement à nos concitoyens les raisons pour lesquelles il fait le choix d'imposer les victimes et leurs familles pour 150 millions d'euros, alors qu'il refuse de réclamer aux employeurs le milliard d'euros annuel dû à l'Assurance maladie au titre de la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles." Pour la Fnath, "le constat est simple: la victime du travail, par rapport à celle d'un accident de la route, d'une agression ou d'un accident médical, reste, et de très loin, la moins bien indemnisée dans la France de 2009".

(1) Un salarié victime d'un accident du travail touche une indemnité correspondant à 60% de son salaire brut pour un arrêt de travail de moins de 29 jours, et 80% au-delà.

John Sutton | Santé & Travail n° 069 - janvier 2010
 Notes

(1) Un salarié victime d'un accident du travail touche une indemnité correspondant à 60% de son salaire brut pour un arrêt de travail de moins de 29 jours, et 80% au-delà.

 Commenter cet article
J'ai déjà un compte, je m'identifie :

Mot de passe oublié?

Je n'ai pas de compte, je m'inscris :
Première visite !



mot de passe oublié ?  

Les trois derniers numéros

<a href="Inscription-newsletter_fr_08.html"><img src="pics/fr/newsletter.gif" alt="Inscription newsletter">
Saisissez votre email :


Je m'abonne et je commande



Agenda
> Voir toutes les annonces

Offres d’emploi
    > Voir toutes les offres

    <a href="page.php?rub=99"><img src="pics/fr/mes-achats.gif" alt="Mes achats">

    Abonnements : 12 rue du Cap Vert 21800 Quetigny - Tel 03 80 48 10 25 - Fax 03 80 48 10 34 - abonnements@sante-et-travail.fr
    Rédaction - Santé & Travail : Service information de la Mutualité française - 255, rue de Vaugirard - 75719 Paris Cedex 15 - 01 40 43 33 70 - contact@sante-et-travail.fr

    Santé et Travail/Articles/La taxation des accidentés du travail suscite un tollé ( n°069 )