Les réseaux pour se faire accompagner
Dossier Web n° 029 - septembre 2008
Plusieurs institutions peuvent être consultées utilement dans le cadre de la création d’une SIAE. La direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), qui est responsable du conventionnement des SIAE et de l’attribution du fonds départemental d’insertion (FDI), peut aider les structures dans la constitution de leur dossier de demande de conventionnement. La direction départementale de l’action sanitaire et sociale (DDASS), elle, peut être consultée sur la nature du projet social de la structure.
Les réseaux de l’IAE peuvent également apporter leur aide : le CNEI peut ainsi renseigner sur la création d’une EI ou d’une ETTI, le Coorace sur la création d’une AI, d’une ETTI ou d’un chantier d’insertion, la Fnars, Chantier Ecole et le réseau Cocagne sur les ateliers et chantiers d’insertion, le CNLRQ sur les régies de quartier, le CNCE-Geiq sur les Geiq… De nombreux autres acteurs (finance solidaire, fondations d’entreprise, etc.) sont également susceptibles d’apporter une aide financière et/ou un accompagnement à la création d’une SIAE (voir chapitre Faire financer son projet). Enfin, les dispositifs locaux d’accompagnement (DLA) interviennent pour aider les SIAE à se développer et se consolider. Camille Dorival
Chantier Ecole
L’association nationale des acteurs du Chantier école regroupe des acteurs et des structures qui initient et coordonnent la démarche pédagogique du chantier-école, où s’articulent formation et production, acquisition de savoir-faire et de « savoir-être ». Cette démarche s’applique en général sur des chantiers d’insertion liés à l’amélioration de l’environnement ou de l’habitat, réunissant en principe 6 à 10 salariés. Ce réseau compte 403 structures adhérentes. 90 % sont conventionnées au titre des ACI, 10 % sont des organismes de formation. Chantier école est composé de 13 associations régionales (1) et deux collectifs départementaux (2), et des correspondants régionaux (3).
Pédagogie permanente
Chantier école se veut un lieu de réflexion permanent autour de la pédagogie et met en ouvre de nombreuses formations. L’association a aussi créé un outil de gestion analytique et financière adapté à la réalité des ACI en partenariat avec le Centre national d’appui et de ressources (CNAR)-financement. Elle a mis en place un dispositif national de formation à la prévention des risques (en partenariat avec l’Institut National de Recherche et de Sécurité-INRS) : formation de moniteurs et instructeurs en prévention des risques, sauveteur-secouriste du travail et prévention des risques liés à l’activité physique. Par ailleurs, elle prévoit la création d’une mallette-outil sur la lutte contre l’illettrisme (en partenariat avec la fondation caisse d’épargne et l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme-ANLCI). L’association diffuse l’ensemble de ses productions sur son site Internet.
Le réseau milite notamment pour le maintien à 30 % du plafond de ressources issues de la commercialisation au sein des ACI, afin « d’éviter les dérives concurrentielles et la sélection des publics à l’entrée en chantier », explique Philippe Louveau, délégué national de l’association. Chantier école réclame également la création d’une aide à l’accompagnement socioprofessionnel ne dépendant pas, pour son attribution et son montant, du seul critère de retour à l’emploi durable. Par ailleurs, l’association souhaite qu’au-delà de ses fonctions de production et d’accompagnement social et professionnel, soit également reconnu le rôle développement local et partenarial des ACI.
Contact : 61 rue de la Chapelle, 75018 Paris, tél. : 01 48 07 52 10, courriel : chantier.ecole@wanadoo.fr, site : www.chantierecole.org
CNCE-Geiq
Les groupements d’employeurs pour l’insertion (Geiq) visent à mettre en œuvre des formations en alternance pour insérer des personnes en difficulté (notamment des jeunes sans qualification), en permettant aux entreprises qui les composent de se regrouper pour employer une main-d’œuvre que, seules, elles n’auraient pu recruter. Après l’élaboration en 1993 d’une charte des Geiq, les statuts de la coordination nationale ont été déposés en 1994. Les deux membres fondateurs du CNCE-Geiq (Comité national de Coordination et d’Evaluation des GEIQ) sont la FNARS et l’OPCA 2, OPCA de la coopération agricole.
Labellisation annuelle
La principale mission du CNCE-Geiq est la labellisation annuelle des Geiq pour vérifier leur conformité à la charte nationale, une charte de qualité, qui définit un ensemble de prérogatives et de devoirs aux entreprises adhérentes, en prévoyant par exemple la définition d’un projet professionnel avec la personne recrutée. Le réseau s’appuie pour cela sur l’analyse des registres du personnel, des comptes détaillés, des PV de conseil d’administration, mais aussi sur des visites de terrain. Par ailleurs, le CNCE-Geiq propose à ses structures un soutien juridique et technique et l’organisation de sessions de formation, en s’appuyant sur des organismes de formations.
Au 1er Janvier 2007, le réseau réunit 102 Geiq, auxquels adhéraient 3590 entreprises. Le réseau compte également deux délégations régionales, en Aquitaine et Pays de la Loire. La Fédération française du Bâtiment, la CAPEB, la Fédération des entreprises de propreté et services associés (FEPSA), la CFDT, le MEDEF et l’OPCA 2 adhèrent également au CNCE-Geiq.
L’Etat et la DGFEP soutiennent le développement du réseau depuis son origine, même si « le soutien financier de l’Etat est faible, commente Arnaud Farhi, secrétaire général du CNCE-Geiq. Et le plan de cohésion sociale, avec la fin des primes associées au contrat de qualification adulte a diminué cette aide » (d’au moins 1 Million d’euros en 2005, selon le réseau). La refonte des contrats en alternance et l’apparition du contrat de professionnalisation (Octobre 2004) a par ailleurs bouleversé l’environnement institutionnel des GEIQ. Auparavant pilotés par l’Etat, ces contrats sont désormais financés par les OPCA interprofessionnels. Le CNCE et les GEIQ travaillent donc avec eux et avec les partenaires sociaux de branches à la redéfinition des partenariats pour la mise en place d’un accompagnement et d’un tutorat des salariés en contrat de professionnalisation.
En décembre 2005, le CNCE est entré au CNIAE. Parmi ses partenariats, signalons celui qui sera signé en 2007 avec l’Agence Nationale des Services aux Personnes pour le développement des GEIQ dans le secteur des services aux personnes sur le territoire.
Aujourd’hui, ce réseau souhaite une reconnaissance juridique à part entière de l’action des GEIQ, afin de « faciliter le financement du travail d’accompagnement ».
Contact : 5 rue d’Alsace, 75010 Paris, tél. : 01 46 07 33 33, site : www.geiq.net, courriel : cncegeiq@geiq.net
CNEI
Le Comité national des entreprises d’insertion (CNEI) a été créé en 1988 à l’initiative de responsables d’entreprises d’insertion (EI), afin de mettre en commun leurs expériences, promouvoir leur action et développer leur mouvement. Depuis 1996, il est devenu la fédération des Unions régionales des entreprises d’insertion (Urei) existantes, au nombre de 23 aujourd’hui. Il compte près de 650 entreprises adhérentes, qui accompagnent 35 000 salariés en insertion : 540 EI, mais aussi 110 entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI). Le Comité les représente auprès des pouvoirs publics et des organisations professionnelles. Il a également une fonction d’ingénierie financière, de formation et d’information et de communication. Chacune des entreprises adhère individuellement à la Charte Nationale des Entreprises d’Insertion.
Des Unions régionales
Le CNEI s’est engagé, depuis 2000, dans une démarche de labellisation des pratiques sociales de ses membres, Qualirei. En 2003, le CNEI a également créé un Observatoire des entreprises d’insertion, afin de communiquer avec des éléments fiables sur le poids des EI dans les politiques publiques sociales. Le CNEI s’attache notamment à démontrer que les Entreprises d’insertion sont « un investissement nécessaire face à la paupérisation et à l’exclusion d’une partie de la population, mais aussi un investissement rentable », commente Jean-Marie Hugues, secrétaire général. A cet égard, depuis 2003, le CNEI a créé un Observatoire des entreprises d’insertion, afin de communiquer avec des éléments fiables sur le poids des entreprises d’insertion dans les politiques publiques de l’emploi et de lutte contre l’exclusion. « Pour un euro investi dans une EI, celles-ci reversent immédiatement 1,38 euros à l’Etat en TVA et charges sociales. Si l’on y ajoute les coûts évités (versements d’allocations) et la hausse du pouvoir d’achat chez les personnes en insertion, on arrive à 2,60 euros reversés en moyenne par une entreprise d’insertion », ajoute-t-il.
Enfin, le CNEI a lancé en juillet 2005 une société de financement au service de ses adhérents : la Sofinei, société de financement des entreprises d’insertion, « créée par et pour les EI », en collaboration avec le Crédit Coopératif et l’Institut de développement de l’économie sociale (IDES). Cinq entreprises ont jusqu’à aujourd’hui bénéficié de son appui. Signalons également, ACTion-EI, un programme d’accompagnement à la création et à la transmission EI.
Contact : 18-20 rue Claude-Tillier, 75012 Paris, tél. : 01 53 27 34 80, courriel : cnei@cnei.org, site : www.cnei.org
Coorace
La fédération des Comités et d’organismes d’aide aux chômeurs par l’emploi (Coorace) est née en 1985. Historiquement, le Coorace a d’abord été une fédération d’associations intermédiaires, et dispose toujours d’une expertise renforcée au sujet de ces structures. Mais il a progressivement évolué et la fédération regroupe aujourd’hui d’autres formes d’entreprises solidaires (principalement à but non lucratif, mais pas uniquement) qui favorisent l’accès à l’emploi des personnes les plus vulnérables.
450 adhérents
Le Coorace rassemble ainsi plus de 450 adhérents, majoritairement des SIAE, dont 311 associations intermédiaires, 45 entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI), 46 ateliers et chantiers d’insertion (ACI), 4 entreprises d’insertion (EI) et 44 associations de services aux personnes.
Ces dernières sont regroupées sous la marque Proxim’Services, créée et gérée par le Coorace, et travaillent en partenariat avec les AI sur le parcours des salariés en insertion. Le Coorace a mis au point en 1997 le programme Cedre, une démarche qualité qui s’accompagne depuis 2005 d’une certification. Pour travailler sur l’ancrage territorial des SIAE et les partenariats locaux, la fédération a également lancé le projet Vita, qui doit, à terme, aboutir à la création d’un centre de ressources et d’appui aux porteurs de projets.
S’inscrire dans une dynamique de territoire
17 Coorace régionaux agissent comme représentants de leurs adhérents, apportent une expertise à ceux-ci, les accompagnent et sollicitent des cofinancements pour leurs actions. La fédération possède par ailleurs un organisme de formation, qui s’appuie sur ses réseaux locaux pour le montage de formations destinées à leurs salariés ou bénévoles.
Plus largement, la fédération travaille avec la DGEFP, la DGAS et l’Agence nationale des services à la personne notamment sur la réglementation du secteur de l’IAE et des services à la personne. Historiquement, elle a contribué en 1988 à obtenir la reconnaissance des AI. Plus récemment, en 2003, elle a participé à la réforme de la procédure d’agrément ANPE et s’est opposée à la mise en place du CI-RMA. Elle milite aujourd’hui en faveur d’un nouveau contrat unique d’insertion, suit de près le développement des services à la personne et réfléchit à un élargissement des missions de l’IAE aux travailleurs précaires.
Contact : 17 rue Froment, 75011 Paris, tél. : 01 49 23 70 50, courriel : contact@coorace.org, site : www.coorace.org
CNLRQ
Né en en 1988, le Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ) est dépositaire du « label » Régie de quartier. Les associations qui souhaitent l’obtenir doivent se soumettre à une procédure de contrôle qui vérifie la réalité de la participation des habitants à la vie de la structure, la présence effective des représentants de la ville et des bailleurs sociaux au sein du conseil d’administration de la régie, et la conformité des objectifs de la structure avec la charte éthique nationale des régies de quartier. « Toutes les régies ont dans leur projet associatif, qui s’inscrit dans la charte nationale, un volet lié à la création d’emploi et à l’insertion dans le territoire », explique Vincent Ricolleau, au CNLRQ.
130 régies
Organisé en 12 délégations régionales, le réseau compte 130 régies labellisées : régies de quartier et régies de territoire en milieu rural. En moyenne, une régie compte une vingtaine de bénévoles. Le CNLRQ propose des formations à ses adhérents, veille à la consolidation et à la professionnalisation des structures, met à leur disposition des outils de communication et des guides méthodologiques.
Le CNLRQ milite pour que les régies de quartier soient éligibles au Chèque emploi service universel (CESU). L’usage de celui-ci, qui ouvre droit à des réductions d’impôts, se limite en effet aux structures qui ont reçu l’agrément services à la personne. Or, une clause d’exclusivité inscrite dans la loi relative au développement des services à la personne prévoit que seules les structures qui se consacrent uniquement aux activités relevant de ce domaine aient accès à cet agrément, ce qui n’est pas le cas des régies de quartiers.
Il milite également pour que les contrats aidés pour les publics en situation d’exclusion ouvrent les mêmes droits (ASSEDIC, Retraite…) que les contrats de droit commun. Par ailleurs, les régies souhaiteraient que la participation des habitants et des Régies de quartier aux opérations de renouvellement urbain engagées par l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) soit aujourd’hui effective.
Contact : 47 rue Sedaine, 75011 Paris, tél. 01 48 05 67 58, courriel : accueil@cnlrq.org, site : www.cnlrq.org
Fnars
Née en 1956 sous le nom de la Fédération des centres d'hébergement pour libérés (1956), la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) regroupe 750 associations ou organismes gérant 2 200 établissements et services : centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), centres d’accueil d’urgence, services de relogement, centres maternels, crèches, services d’instruction du RMI, le 115… Adhèrent également à la Fnars environ 30 EI, 40 AI et 300 structures qui portent entre 750 et 800 ACI. Ces SIAE accueillent au total 15 000 salariés en insertion. Par ailleurs, la Fnars a été il y a une quinzaine d’année à l’initiative des jardins Cultivons la solidarité, des Ménage service et des Geiq.
La Fnars exerce une fonction de conseil auprès de ses adhérents, elle leur apporte une assistance technique et favorise les transferts de savoir-faire entre eux. A travers son siège national, ses 22 associations régionales et ses 90 délégués départementaux, elle fait des propositions pour que les réponses apportées à la prévention et à la lutte contre les exclusions soient appropriées.
En janvier 2006, la Fnars a lancé des Etats généraux sous le slogan « L'exclusion n'est pas une fatalité ». Ils ont donné lieu à une consultation des adhérents, et des échanges avec leurs partenaires, mais ont aussi été l’occasion d'interpeller les candidats aux élections présidentielles sur toutes les questions liées à l’exclusion (emploi, logement, santé, etc.).
Auparavant, la fédération a participé à l’analyse de la loi de programmation pour la cohésion sociale et participé à la définition des ateliers et chantiers d’insertion, désormais reconnus par la loi.
La Fnars milite depuis longtemps sur la proposition d’un contrat unique d’insertion et sur le possible cumul des revenus et des minima sociaux Signalons également que la Fnars a réalisé en 2006 une étude sur « L’expression et la place des salariés en insertion dans les structures d’insertion par l’activité économique », afin de favoriser la participation de ces salariés. Elle a également mené une étude sur l’accompagnement socioprofessionnel vers et dans l’entreprise en 2005.
La Fnars représente le CNIAE à l’instance de concertation de la programmation FSE 2007-2013.
Elle travaille également avec les autres réseaux de l’IAE notamment dans le cadre de la préfiguration d’un Centre national d’appui et de ressources sur l’IAE (Cnar-IAE).
Contact : 76 rue du faubourg Saint Denis, 75010 Paris, tél. : 01 48 01 82 00, courriel : fnars@fnars.org, site: www.fnars.org
UNAI
Créée en octobre 2001 par un collectif d’associations intermédiaires, l’Union Nationale des Associations Intermédiaires (UNAI) regroupe actuellement plus de 150 associations intermédiaires (AI) adhérentes ou regroupement d’associations. La création de l’UNAI s’est faite autour de la mobilisation contre la loi contre les exclusions (1998) par des AI qui ne s’estimaient pas représentées par d’autres fédérations. Elle est un lieu de réflexion sur les AI et sur leur place au sein de l'insertion par l'activité économique ; elle travaille sur leur professionnalisation notamment par la constitution d’un catalogue des bonnes pratiques. Elle est également à l’origine du réseau Dom’action services sur les services à la personne, conventionné en décembre 2006 par l’Agence Nationale des Services à la personne. Ses principales revendications concernent le financement de l'accompagnement social effectué par les AI, l’assouplissement des limites d'intervention en secteur marchand et la clarification du rôle des différentes tutelles (DDTEFP, ANPE, DDASS).
Contact : 9 rue du Collège BP 34, 10001 Bar sur Aube, tél. : 03 25 27 07 69, courriel : contact@unai.asso.fr
Les réseaux nationaux spécialisés
Envie
Collecter, recycler et rénover des appareils électroménagers, tout en permettant la réinsertion, tel est le concept à l’origine des Entreprises nouvelles vers l’insertion par l’économique (Envie). La première est née en 1984 à Strasbourg. L’idée est alors portée par une communauté Emmaüs, des travailleurs sociaux et des professionnels de la distribution de l’électroménager (le premier fut Darty), qui créent le réseau cette même année.
Chaque entreprise adhère à la Fédération Envie par un contrat de licence de marque. Le réseau Envie compte 44 entreprises sociales dont 29 entreprises d’insertion Envie Electroménager d’Occasion Rénové Garanti (Envie EMO) et 15 entreprises Envie Environnement et Emploi (Envie 2 E) positionnées sur le marché des Déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). L’activité est soutenue par les fabricants et distributeurs du secteur, notamment Darty, Whirlpool et Fagor Brandt dont les représentants siègent au Conseil d’administration de la Fédération Envie.
Envie a en outre été l’initiateur du projet européen RREUSE, qui coordonne l’activité de réseaux de mêmes types dans une quinzaine de pays européens. Chaque année plus de mille personnes sont accueillies et accompagnées par les entreprises Envie, qui ont collecté en 2006 plus de 26 000 tonnes de DEEE, ainsi que 800 000 appareils recyclés pour en vendre 65 000.
Contact : 293 avenue du Président Wilson, 93210 Saint-Denis La Plaine, tél. : 01 48 13 90 00, site Internet : www.envie.org
Alterna développement
Détenu par le Groupe SOS (4), le groupe Alterna développement n’est pas un réseau mais un groupe de sept entreprises d’insertion qui ont trois activités principales : « événementiel » et restauration, communication et commerce équitable. Créé en 2001, il « mise ainsi sur des métiers à forte valeur ajoutée, habituellement assez peu concernés par l’IAE », explique Guillaume Guitton, chargé des relations presse du groupe. Alterna développement est une holding qui réunit sept EURL conventionnées entreprises d’insertion, qui sont ses filiales : six en Ile de France et une à Marseille. Afin de limiter sa lucrativité, Alterna développement est détenu à 100 % par les associations du Groupe SOS. Il compte environ 100 salariés, dont 60 équivalents temps plein en insertion.
Contact : 293 avenue du Président Wilson, 93210 Saint-Denis La Plaine, tél. : 01 55 87 55 55, site : www.groupe-sos.org
Emmaüs
Créée en 1953 par Henri Groues dit l’abbé Pierre, l'association Emmaüs France regroupe des communautés : lieux de vie et de travail accueillant des « compagnons » en grande difficulté sans poser aucune autre condition que le respect des règles communes et ceci pour une durée indéterminée. L’association s’organise aujourd’hui en trois branches : la branche communautaire, la branche « Action sociale et logement » et la branche « Économie solidaire et Insertion ».
Depuis le début des années 80, cette dernière prolonge l’activité de récupération, de recyclage et de vente de la branche communautaire historique, en accueillant des salariés en insertion (5). On y trouve aujourd’hui 23 entreprises d’insertion, 13 chantiers d’insertion, et une ETTI, mais aussi 35 « comités d’amis », associations qui ont à fois des salariés fixes en CDI et des salariés en contrats aidés, mais qui n’ont pas fait la démarche d’être reconnues comme des structures d’insertion. Ce sont « des chantiers qui s’ignorent », explique Gilles Ducassé, animateur de la branche Économie solidaire et Insertion. Parmi les 250 groupes Emmaüs en France, 72 sont donc des structures d’insertion par l’activité économique. Elles comptent 1842 salariés en 2005, dont 862 en contrats d’insertion, mais aussi 3500 bénévoles. Elles ont dégagé 62 millions d’euros de ressources, soit près la moitié du chiffre d’affaire lié à l’activité de récupération et de recyclage d’Emmaüs, qui tire la majeure partie de ses revenus de ses activités économiques.
Emmaüs est membre de la Fnars. Elle milite pour la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) et pour que 15 % des embauches fait sur le développement de la filière textiles soient réservés à des personnes en insertion (Contribution Textile). Son président depuis 2002, Martin Hirsch, est désormais Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.
Contact : 179 bis quai de Valmy 75010 Paris, tél. 01 46 07 51 51, courriel : contact@emmaus-france.org, site : www.emmaus-France.org
Laser insertion
L’association pour l’insertion par l’activité économique en secteurs agricole et rural (Laser insertion) a été créée sur initiative de la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Elle regroupe des AI et des Etti qui ont une double mission : insérer professionnellement des personnes éloignées de l'emploi et veiller au développement de l'emploi agricole et rural. Ce sont les agences Laser. La structure nationale permet aux différentes agences de capitaliser leurs expériences et de chercher les solutions juridiques, économiques et professionnelles les mieux adaptées à la reprise d’une activité par les personnes en recherche d’emploi en milieu agricole et rural.
Contact : Les Mercuriales, 40 rue Jean-Jaurès, 93 547 Bagnolet cedex, tél : 01 41 63 89 12, courriel : laserinsertion@ceris.msa.fr ; site : www.laserinsertion.fr
Le réseau Cocagne
Le premier Jardin de Cocagne, porté par l’association Julienne Javel a été créé en 1991 à Besançon par Jean-Guy Henckel. Rapidement, ce modèle de chantier d’insertion, qui favorise l’insertion des personnes accueillies par la production de paniers de légumes biologiques vendus à des adhérents-consommateurs, a fait des émules. Il y avait 45 jardins d’insertion en France fin 1999, quand le réseau Cocagne a été fondé afin de les fédérer. Il réunit aujourd’hui 87 jardins, tous spécialisés dans l’IAE et dans la production maraîchère biologique. Ses membres sont des associations ou « ensembliers », qui réunissent, outre les jardins, des lieux d’accueil et des entreprises d’insertion. 13000 adhérents-consommateurs versent une cotisation annuelle à ses structures, qui la reversent en partie au réseau. Un jardin de Cocagne est souvent une première étape d’insertion, où les jardiniers-maraîchers se reconstruisent dans un cadre convivial en plein air.
Essaimer, animer, professionnaliser…
Le réseau accompagne et soutient les nouveaux projets de jardins d’insertion. Mais sur les 30 projets qui se présentent par an, seuls une douzaine se montent, après au moins un an de préparation. Le réseau aide également à consolider les jardins existants grâce à ses services et conseils, et offre de multiples formations aux équipes d’encadrement. Il a aussi développé une démarche participative visant à aider les jardins à perfectionner leur méthodologie, la démarche qualité en développement durable. Le réseau travaille en outre à développer les liens entre les jardins : parrainage, montage de dossier FSE et régional en commun, forum annuel à thème, rencontres de jardiniers…
Sur le modèle des paniers de légumes, le réseau a développé un projet « Fleurs de Cocagne » prévoit de produire, confectionner et distribuer des bouquets de fleurs : il est expérimenté au sein du jardin Semailles à Avignon. Par ailleurs, les jardins envisagent de se développer en Ile-de-France, notamment afin de répondre à la demande des consommateurs parisiens.
Le réseau milite pour la promulgation d’une loi qui permette d’inscrire les jardins d’insertion dans le code rural. Quand ils sont implantés sur des terrains municipaux, une telle inscription permettrait d’éviter leur déplacement et concourrait ainsi à leur pérennité.
Enfin, faisant partie des réseaux dits « spécialisés » autour du métier pratiqué, il envisage avec d’autres réseaux du même de mutualiser une partie de leur fonctionnement afin de réaliser des économies d’échelle et de se renforcer mutuellement.
Contact : 2 Grand Rue, 25220 Chalezeule. Tél : 03.81.21.21.10, fax : 03.81.47.42.58. Contact : rc@reseaucocagne.asso.fr
Tissons la solidarité
Crée en 2004 par le Secours Catholique, Tissons la solidarité est une fédération de 50 structures d’insertion par l’économique centrées sur le recyclage, essentiellement des activités de tri de vêtements usagés, remis en état et revendus en boutique (lieux favorisant la rencontre entre « inclus » et « exclus »), mais aussi des activités de blanchisserie, retouche, brocante, cordonnerie, retraitement des huiles usagées… Ce sont des chantiers d’insertion et entreprises d’insertion, essentiellement réservés aux femmes. Leur but est notamment en effet de face à la féminisation de la pauvreté. Environ 1200 salariés en insertion y sont accueillis par an.
Le Secours Catholique conserve des liens privilégiés avec ce réseau et est membre de droit de son Conseil d’administration. Tissons la solidarité travaille à la professionnalisation de ses structures (mise en place d’outil d’évaluation, formations…) et œuvre pour les pérenniser (soutien financier, aide au développement…). Il a également participé avec Emmaüs France à l’élaboration du projet de loi sur la Contribution Textile
Contact : site : www.tissonslasolidarite.org
Relie
Le Réseau d'Entreprises Légumières d'insertion par l'économique (Relie) a été créé en 1999 par les professionnels de la Fédération nationale des producteurs de légumes (FNPL) pour répondre à la fois aux situations de précarité et d’exclusion dans le maraîchage et l’agriculture et au manque de main d’œuvre dans ce secteur. Les Entreprises légumières d’insertion par l’économique (Elie), aujourd’hui au nombre de 12, sont des entreprises d’insertion sous forme d’exploitations agricoles. Relie est membre associé du CNEI et chaque Elie est également adhérente à l’Urei de sa région. Militant pour l’entrepreneuriat social, Relie a pour mission l’aide à la création et à la consolidation de nouvelles entreprises. Le réseau a créé un observatoire des parcours et des profils des personnes en insertion dans les Elie.
Contact : FNPL, 60 rue du Faubourg Poissonnière, 75010 Paris, tél. : 01 49 49 15 35, courriel :
fnpl@fnplegumes.org, site : http://www.fnplegumes.org/sites/fnplegweb/emploi/INSER/#missions
(1) en Aquitaine, Auvergne, Basse Normandie, Bretagne, Haute Normandie, Ile de France, Lorraine, Midi Pyrénées, Nord Pas de Calais, Pays de la Loire, Picardie, Poitou Charentes et Provence Alpes Côte d’azur. Une association régionale est en cours de création en Champagne Ardennes.
(2) en Bourgogne et Languedoc Roussillon.
(3) en Languedoc Roussillon, Limousin et Martinique.
(4) SOS drogue international à l’origine, le groupe SOS rassemble 130 établissements d’accueil, de soins, d’hébergement, d’insertion, d’éducation et de formation professionnelle avec pour objectif commun la lutte contre les exclusions.
(5) Alors que les compagnons, eux, n’ont pas un statut de salariés.
Dossier Web n° 029 - septembre 2008
Notes
(1) en Aquitaine, Auvergne, Basse Normandie, Bretagne, Haute Normandie, Ile de France, Lorraine, Midi Pyrénées, Nord Pas de Calais, Pays de la Loire, Picardie, Poitou Charentes et Provence Alpes Côte d’azur. Une association régionale est en cours de création en Champagne Ardennes.
(2) en Bourgogne et Languedoc Roussillon.
(3) en Languedoc Roussillon, Limousin et Martinique.
(4) SOS drogue international à l’origine, le groupe SOS rassemble 130 établissements d’accueil, de soins, d’hébergement, d’insertion, d’éducation et de formation professionnelle avec pour objectif commun la lutte contre les exclusions.
(5) Alors que les compagnons, eux, n’ont pas un statut de salariés.
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