Leurs crises, nos solutions
Ed. Albin Michel, 2010, 366 p., 20 euros.
Christian Chavagneux
Alternatives Economiques n° 292 - juin 2010
Une classe sociale dominante internationalisée, organisée et déterminée, contrôle l'appareil productif mondial et les Etats, pour les mettre au service de leurs intérêts. Ses membres, "la classe de Davos", constituent un monde où la finance détermine l'économique qui détermine le social. Et la planète doit s'arranger avec cela. Susan George appelle à inverser l'ordre des priorités.
Chapitre après chapitre, elle dénonce, dans un style très pédagogique, les folies de la finance et l'injustice des inégalités croissantes (de revenus, mais aussi d'accès à la nourriture et à l'eau). Elle pointe aussi les risques de conflit (inégalités, réfugiés environnementaux…).
Suit un long chapitre de propositions assez radicales: supprimer les marchés de produits dérivés, instaurer un écart de salaire maximum de 1 à 20 dans les entreprises, engager un keynésianisme environnemental de masse, nationaliser les banques, taxer les riches, attaquer les paradis fiscaux, etc. Inutile d'attendre une révolution mondiale ou de rêver d'abolir les marchés, nous a prévenus d'emblée la présidente d'honneur d'Attac. Face à la classe d'en haut, l'avenir dépendra de la mobilisation collective des classes d'en bas.
Ed. Albin Michel, 2010, 366 p., 20 euros.
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