Madagascar : triste mine sur la Grande Île
Emmanuel Blivet
Alternatives Internationales n° 044 - septembre 2009
A Fort Dauphin, l'extraction récente de l'ilménite a nécessité la construction d'infrastructures dont les chantiers ont créé des emplois. Mais pour un temps seulement. Et les paysans expropriés pour qu'elles soient bâties ont été très peu indemnisés. Aujourd'hui, l'activité de la mine menace la flore et l'artisanat qui en dépend.
L'ilménite. Le géant minier anglo-australien Rio Tinto la traquait depuis plus de vingt ans à Madagascar. Et plus précisément à Fort Dauphin, au sud-est de la Grande Ile, où un gisement pourrait fournir pendant une soixante d'années de ce minerai riche en oxyde de titane qui entre dans la composition de pigments pour la peinture, de carrosseries automobiles, de hauts fourneaux ou encore de cosmétiques… L'acharnement de Rio Tinto a été payant. Le 14 mai dernier, la firme, et plus précisément sa filiale QIT Madagascar Minerals (QMM), exportait la première cargaison du minerai à partir du site de Fort Dauphin, qu'elle exploite depuis janvier.
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