Modes de vie : la beauté, une construction sociale
Alternatives Economiques n° 275 - décembre 2008
L'idéal de minceur et les canons généraux de la beauté sont le produit d'une construction sociale. Celle-ci évolue au fil du temps et des milieux, explique le sociologue Alexis Trémoulinas dans le bulletin Ecoflash (1), qui propose une remarquable synthèse des travaux sur le sujet.
En s'imposant dans le débat public, ces critères produisent des jugements moraux: "Le beau est un ascète, le gros celui qui se laisse aller." Alexis Trémoulinas montre comment une course à la beauté s'installe à travers des modèles médiatiques mis en avant par la publicité, l'élévation des niveaux de vie, mais aussi du "rendement" de la beauté sur le marché matrimonial et l'activité professionnelle.
Il ne faut certes pas rationaliser à l'excès les comportements: dans le couple comme sur le marché de l'emploi, bien d'autres facteurs jouent que la beauté. Il n'en demeure pas moins que le modelage du corps et la tenue vestimentaire constituent l'un des éléments moteurs des inégalités sociales.
(1) "La construction sociale de la beauté", Ecoflash n° 230, septembre 2008 (voir www.sceren.com).
Alternatives Economiques n° 275 - décembre 2008
Notes
(1) "La construction sociale de la beauté", Ecoflash n° 230, septembre 2008 (voir www.sceren.com).
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