Petits arrangements avec la charia
Elizabeth Fuller Collins
Alternatives Internationales n° 031 - juin 2006
Entré au gouvernement en 2005, le PKS refuse d'imposer la charia au niveau national, mais il défend son application à Aceh. Et n'a pas désavoué explicitement les auteurs des attentats de Bali, en 2002.
Bientôt, un président islamiste pour le plus grand pays musulman du monde? C'est le rêve du Parti indonésien de la justice et de la prospérité, espoir fondé sur la progression électorale du PKS. En 1999, un an après la chute de la dictature du général Suharto, leur jeune formation politique, qui n'était encore que le Parti de la justice (PK), recueillait 1,4% des suffrages lors des législatives. Cinq ans plus tard, il obtenait 7%. Dans la perspective de la présidentielle de 2009, il s'est fixé un objectif de 20%. Un défi pour une formation politique divisée sur moult sujets. Le PKS est un produit de la dakwah, un mouvement de purification de la religion qui a remodelé l'islam indonésien au cours des trois dernières décennies.
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