Prospérité contre écologie? L'environnement dans l'Amérique de G. W. Bush Par Olivier Delbart
Lignes de repères (144 p., 13 euros).
Thierry Paquot
Alternatives Internationales n° 031 - juin 2006
Les Etats-Unis polluent allégrement. Mais il existe, dans ce pays, un mouvement écologique actif depuis longtemps, dont Olivier Delbart retrace l'histoire. L'essor du capitalisme n'avait ainsi pas empêché le président Ulysses Grant d'ouvrir le premier Parc national (Yellowstone, 1872), suivi par d'autres, et de créer des domaines forestiers protégés. Le géographe Marsh (Man and Nature), le naturaliste John Muir (créateur du Sierra Club), le président Theodore Roosevelt (défenseur du "patrimoine naturel"), Aldo Leopold (le "père" de l'écologie ), Rachel Carson (Silent Spring, 1962), David Brower (fondateur des Friends of the Earth, 1969), le premier "Earth Day"en 1970: autant de repères sur plus d'un siècle témoignant d'une incroyable mobilisation en faveur de l'environnement. Lois sur l'air et sur l'eau, fiscalité pénalisante, Endangered Species Act (1973), avaient fait des Etats-Unis un pays exemplaire en matière d'environnement. C'est avec Reagan et les deux Bush que la chasse aux écologistes s'ouvre: réduction drastique des budgets, mise entre parenthèses des législations contraignantes, défense d'un mode de vie anti-écologique, dédain de l'administration vis-à-vis des associations… Mais la résistance s'organise, des entreprises "propres" se créent, de nombreux Etats et municipalités ont pris des engagements pour réduire leurs émissions de CO2, malgré le rejet du protocole de Kyoto par l'administration Bush.
Lignes de repères (144 p., 13 euros).
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