Québec : les revers des souverainistes
Alain Noël, Professeur de science politique à l'Université de Montréal
Alternatives Internationales Hors-série n° 010 - janvier 2012
Laminé lors des dernières élections fédérales, le mouvement souverainiste québécois apparaît fragilisé. Mais dans la province, l'idée d'un Etat autonome reste forte.
Les temps sont durs pour les souverainistes québécois qui veulent faire du Québec un pays pleinement indépendant, ou " souverain ", c'est-à-dire séparé du Canada, avec toutefois la possibilité d'une forme d'association privilégiée. Si un référendum avait lieu aujourd'hui, environ 40 % des Québécois voteraient en faveur de la souveraineté du Québec. Un tel résultat est donc insuffisant et les électeurs le savent bien. Aussi, leur appui aux deux principaux partis prônant la souveraineté du Québec - le Parti québécois (PQ), qui présente des candidats aux élections provinciales, et le Bloc québécois, qui travaille à l'échelle fédérale - a-t-il tendance à s'effriter. Jusqu'au début de 2011, le PQ et le Bloc ont assez convenablement maintenu leurs positions.
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