Au début des années 1960, le grand économiste libéral Michael Angelo Heilperin rappelait que les gouvernements "se sont presque toujours manifestés comme intervenant dans la finance et le commerce ...
Le grand économiste britannique propose un long plaidoyer en faveur du patriotisme économique. Celui-ci doit permettre à l'Etat de limiter les contraintes liées à la libéralisation économique internationale, notamment celle des mouvements de capitaux, pour disposer des marges de manœuvre de politiques nationales permettant d'agir en faveur d'une « République sociale ».(€)
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par Robert Boyer
Si la définition du rôle de l'économiste et les perspectives théoriques issues du texte de Keynes le séduisent, Robert Boyer, économiste, directeur d'études à l'EHESS et directeur de recherches au CNRS-Cepremap, doute de la pertinence des analyses proposées pour bâtir une politique publique nationale en réponse à la mondialisation contemporaine.
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par Roger Guesnerie
Roger Guesnerie, professeur au Collège de France, conteste l'idée avancée par Keynes selon laquelle la mondialisation contraint les politiques économiques nationales. Mais les échanges avec les pays émergents nourrissant les inégalités au Nord, il appelle à refuser la marche forcée vers toujours plus de libéralisation des échanges et souhaite un « mieux de commerce » fondé sur des « concessions » réciproques entre les pays.
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par Pierre Jacquet
Saluant le rappel par Keynes que l'économie est toujours politique, l'auteur plaide pour une libéralisation continue et encadrée par des règles acceptées par le pays dominant et respectées par le plus grand nombre. Dans ce cadre, le nationalisme économique ne peut être fondé que sur des politiques d'attractivité du territoire.(€)
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par Patrick A. Messerlin
Soulignant que le protectionnisme n'est pas équivalent à un renforcement du pouvoir des Etats et que le libre-échange ne se résume pas au laisser-faire, Patrick Messerlin condamne toute forme d'entrave au commerce international.
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par Charles-Albert Michalet
Le patriotisme économique n'est pas utile pour répondre à la mondialisation contemporaine : l'autonomie de la politique monétaire est peu utile dans un monde où le lien entre taux d'intérêt national et investissement s'est relâché et où les délocalisations permettent des gains de compétitivité.(€)
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par Olivier Pastré
Une lecture de Keynes qui montre combien son patriotisme économique correspond, dans les sociétés démocratiques, au refus d'un internationalisme sans contrôle, afin de mieux soutenir les équilibres sociaux locaux
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par Jacques Sapir
Un appel aux politiques protectionnistes face à l'absence de justifications économiques, politiques et morales au libre-échange.
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par Eric Boulanger
Une revue de la littérature sur le nationalisme économique. Surtout étudié par les économistes libéraux, il est plutôt présenté négativement. Après avoir été très en vogue chez les économistes (dont Keynes), les politistes et les historiens des années 1920 à 1940, l'étude du nationalisme s'est effacée durant la guerre froide, avant de connaître un renouveau ces dernières années.(€)
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par Arnaud Montebourg
En écho étonnant de proximité au texte de Keynes, une prise de position en faveur du patriotisme économique, conçu comme l'ensemble des moyens permettant les conditions d'exercice de l'action publique nationale et démocratique dans une économie ouverte(€)
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La mode est à la "flexicurité", ou "flexsécurité": un néologisme importé du Danemark et des Pays-Bas qui, dans ce domaine, ont ...(€)
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Rarement question aura paru aussi saugrenue, tant l'intuition de nos relations quotidiennes montre que les individus mobilisent en permanence leur "carnet d'adresses" pour se mouvoir à l'intérieur de ...(€)
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