Réforme du lycée : mobilisation pour les SES
Claire Alet-Ringenbach
Alternatives Economiques n° 275 - décembre 2008
Pas cette réforme-là, pas comme cela!" L'Asso-ciation des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) a lancé un appel "pour la défense des SES", dans le cadre de la réforme du lycée qui commencera à s'appliquer à la rentrée 2009. Première étape: la nouvelle architecture de la classe de seconde a été présentée par le ministre de l'Education nationale fin octobre. Elle prévoit 21 heures d'enseignements généraux, 6 heures de "modules d'approfondissement ou d'exploration" et 3 heures d'accompagnement et d'orientation. Pour les modules, les élèves devront choisir entre une vingtaine de possibilités. Les sciences économiques et sociales ne seront qu'une d'entre elles.
Tout d'abord, l'Apses regrette que les SES ne fassent pas partie de l'enseignement général obligatoire. "A défaut, nous demandons qu'au moins chaque élève de seconde passe par un module de SES pour pouvoir décider de son orientation en première et terminale", explique Sylvain David, son président.
Les professeurs de SES craignent aussi la réforme du cycle de première-terminale, qui doit être présentée d'ici à la fin janvier. De fait, la modularisation de ce cycle risque d'entraîner la mort des SES, en saucissonnant les savoirs enseignés jusqu'ici comme un ensemble. Des craintes relayées par l'appel lancé lors des Journées de l'économie fin novembre. Ce texte rappelle le rôle essentiel de l'enseignement des SES dans la formation des jeunes. "Aujourd'hui, où les lycéens peuvent-ils trouver des explications à la crise financière et aux interrogations qu'elle suscite sur la mondialisation?", interroge Gérard Grosse, de l'Apses.
Claire Alet-Ringenbach
Alternatives Economiques n° 275 - décembre 2008
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