Turquie: les Kurdes veulent plus que des symboles
Hamit Bozarslan, Ecole des hautes études en sciences sociales
Alternatives Internationales n° 045 - décembre 2009
La volonté d'adhérer à l'Union européenne et l'autonomie du Kurdistan irakien poussent les dirigeants turcs à préparer la société à une décentralisation et à l'octroi de plus de droits culturels aux 12 millions de Kurdes de Turquie.
Depuis juillet 2009, l'"ouverture kurde" promise par le gouvernement d'Ankara agite la Turquie. Personne pourtant ne connaît avec précision les contours de cette nouvelle politique tantôt présentée comme un "projet d'unité nationale", tantôt qualifiée d'"ouverture démocratique". Et à l'heure où ces lignes sont écrites, personne ne peut davantage prédire ses chances de déboucher sur un changement tangible. Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan ira-t-il jusqu'au bout dans sa volonté de résoudre la question kurde, en "payant le prix qu'il faut", comme il le rappelle souvent? Ou fera-t-il marche arrière devant les campagnes contre lui, d'une violence inouïe, de la part des nationalistes turcs?
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